Certain·es habitant·es sont de par leur situation particulièrement exposé·es à la précarité et rencontrent des difficultés spécifiques. Un volet de notre plan est destiné à répondre à leurs besoins particuliers, qu'il s'agisse des jeunes, des familles monoparentales, des personnes en situation de handicap, ou encore des seniors.
Jeunes
Les jeunes se voient massivement mis en marge de la société néolibérale, alors qu'ils sont l'avenir de notre société. Faire confiance à la jeunesse n'est pas seulement un devoir moral, c'est la clé pour préparer l'avenir. Nous devons permettre aux jeunes bisontin·es de participer pleinement à la vie démocratique de la ville, et leur donner les moyens d'accéder à l'autonomie.
Ils/elles pourront dès 16 ans participer aux votations citoyennes. Ils/elles bénéficieront des transports gratuits, des restaurants associatifs à petit prix, du pass sport-culture et de la sportothèque… Nous prévoyons par ailleurs d'expérimenter l'ouverture des maisons du peuple en soirée à leur intention.
Nous les aiderons en outre à accéder au logement avec des mesures pour faciliter la co-location (bail type, conseils, sensibilisation des propriétaires…) ainsi que la cohabitation intergénérationnelle avec création d'un service de mise en relation entre les jeunes à la recherche d'un logement et des seniors acceptant de partager leur logement devenu trop grand.
Enfin, parce que chaque jeune doit pouvoir étudier sans avoir à travailler, ou encore disposer du temps nécessaire pour construire son projet professionnel, nous expérimenterons un revenu municipal garanti pour les moins de 26 ans via le CCAS.
Familles monoparentales
Parmi les familles avec enfants à Besançon, 43% sont des familles monoparentales selon le collectif "Mères Déters". Le plus souvent il s'agit de mères isolées. Ces mères de familles ont encore plus de risques de précarité, de difficultés à subvenir aux besoins de leurs enfants, à travailler, et également à participer à la vie démocratique. Un tiers des mères seules vivent sous le seuil de pauvreté.
La cantine et les transports gratuits, l'extension du périscolaire, la garderie lors des assemblées populaires, les permanences de conseil dans l'accès aux droits, le pass sport-culture pour les enfants… toutes ces mesures vont les aider à faire face.
En outre l'ouverture des maisons du peuple, qui permettront aux familles de se retrouver pour des temps d'échange et de distractions, favoriseront le répit, l'entraide et la solidarité pour les mères isolées et les familles monoparentales.
En complément, nous mettrons en place une carte-famille dédiée aux familles monoparentales, fournie par le CCAS, destinée à leur donner un accès prioritaire aux différents services publics municipaux (crèches, cantine et périscolaire, notamment), à des tarifs préférentiels (y compris pour les piscine, la patinoire, ou les musées).
Plus largement, nous adopterons un plan dédié aux familles monoparentales par délibération au Conseil Municipal dressant un diagnostic de leur situation, comportant un plan pluriannuel avec des objectifs chiffrés et ciblés, et doté d'une gouvernance associant les familles, les partenaires locaux et les principales directions.
Séverine Véziès est signataire du Pacte pour les mères isolées et les familles monoparentales à l'échelle communale, proposé par le collectif "Mères Déters".
Personnes en situation de handicap
Les personnes en situation de handicap pourront plus facilement accéder à leurs droits, faire leurs démarches administratives et participer à la vie démocratique grâce aux Maisons du peuple et de l'autonomie, présentes dans chaque quartier et toutes accessibles, et à leurs permanences. Ces maisons leur permettront aussi de rompre un isolement trop fréquent. En outre, nous nous assurerons de l'accessibilité de toutes les communications institutionnelles (langage facile à lire et à comprendre, sous-titrage, LSF, version audio, usage du braille).
Pour autant, ces personnes doivent pouvoir comme tout un chacun·e accéder aux services et commerces notamment dans le centre-ville. Un plan de travaux d'adaptation du centre-ville aux différents handicaps sera défini en lien avec les associations et mis en œuvre. De même, le réseau de transport public sera rendu entièrement accessible au plus vite.
L'accueil des enfants souffrant de handicap dans les crèches et les écoles publiques sera facilité, par l'adaptation des bâtiments, la formation du personnel et l'achat de matériel adapté.
Par ailleurs, le matériel médical coûte très cher. Nous créerons une bourse à matériel médical (fauteuil roulant, planches de transfert…) et mettrons en place des ateliers de réparation.
Enfin, la ville se doit de respecter les obligations de tout employeur en matière d'emploi de personnes bénéficiant de la reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH), de leur offrir des conditions de travail adaptées, et de leur assurer une évolution de carrière sans discrimination.
Seniors
Un quart des habitant·es du Grand Besançon et un cinquième de celles et ceux de Besançon ont plus de 60 ans. Pouvoir bien vieillir à Besançon et prendre soin de nos aîné·es est donc un enjeu important.
Il existe à Besançon une Maison des Seniors, dépendante du CCAS, destinée à leur apporter toutes les informations dont ils peuvent avoir besoin. Les permanences des Maisons du Peuple pourront s'appuyer sur ce centre d'information qui leur est dédié pour renseigner au mieux les personnes âgées sur leurs droits et les possibilités d'aides.
Les Maisons du Peuple seront un lieu à portée de chacun·e pour rompre l'isolement, et aller à la rencontre des autres habitant·es du quartier, de participer à la vie associative, un lieu intergénérationnel où échanger, s'informer, se distraire. Les restaurants associatifs à petit prix seront aussi une occasion de sortir et de savourer un repas en compagnie d'autres personnes de tous âges.
Nous développerons d'ailleurs toutes les actions en direction des aîné·es basées sur l'intergénérationnel, comme les liens entre écoles et EHPAD, ou encore la cohabitation intergénérationnelle avec création d'un service de mise en relation entre les jeunes à la recherche d'un logement et des seniors acceptant de partager leur logement devenu trop grand.
Les seniors souhaitent rester dans leur logement. Aussi, nous poursuivrons et développerons la politique d'aide aux travaux d'adaptation des logements, et tous les dispositifs d'aide au maintien à domicile, en veillant à la qualité de ces dispositifs. Nous encouragerons aussi les solutions de logements coopératifs ou partagés pour le 3e âge.
Parce que malheureusement il arrive que ce maintien à domicile ne soit plus possible, nous soutiendrons les EHPAD publics. Nous autoriserons les animaux de compagnie dans ces établissements.
Et parce qu'il est intolérable que nos aîné·s soient parfois maltraité·s dans les EHPAD, publics ou privés, nous mettrons en place un dispositif de repérage et de suivi des situations de maltraitance des personnes âgées.